•  

     Rougebaiser

     

     

    rougebaiser

     rougebaiser

     

    Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur,
    Faisait brûler de sa flamme mon cœur,
    En embrasant de sa cruelle rage
    Mon sang, mes os, mon esprit et courage,
    Encore lors je n'avais la puissance
    De lamenter ma peine et ma souffrance ;
    Encor Phébus, ami des lauriers verts,
    N'avait permis que je fisse des vers.
    Mais maintenant que sa fureur divine
    Remplit d'ardeur ma hardie poitrine,
    Chanter me fait, non les bruyants tonnerres
    De Jupiter, ou les cruelles guerres
    Dont trouble Mars, quand il veut, l'Univers ;
    Il m'a donné la lyre, qui les vers
     Et à ce coup pleurera de la mienne.
    Ô doux archet, adoucis-moi la voix,
    Qui pourrait fendre et aigrir quelquefois,
    En récitant tant d'ennuis et douleurs,
    Tant de dépits, fortunes et malheurs.
    Trempe l'ardeur dont jadis mon cœur tendre
    Fut, en brûlant, demi réduit en cendre

    A suivre...

     

     

     

     

     


    13 commentaires
  •  

    ROUGEBAISER

     

    Accueil

     


    9 commentaires
  •  

     

     

     

    Rougebaiser

     

     

    Accueil

    Arrête ! mon amour
    j’ai ce tonneau dans la gorge
    mains en croix sur la bouche
    œil embué
    fébrile
    ta langue me blesse
    comme elle m’a caressée
    acérée
    Arrête !
    puissance indomptée
    au rebord du torrent
    je coule
    barrage au souffle piégé
    je ravale
    j’arrête
    je vais tout dévaster
    ne pas pleurer
    tu me plonges en enfer
    juste avant l’éternité
    tes mots me cisaillent
    mon amour
    Arrête de parler

     


    12 commentaires
  • ROUGEBAISER

     

    Rougebaiser

    Le doux va et vient
    Du souffle de vie qui habille
    Ta frèle gorge volubile
    Et fuis, s'insinuant par les dents

    Tes lèvres tremblent en feuilles,
    Prêtent à tomber sur ta gorge,
    Flux et reflux de ta forge
    Brûlante que les vents recueillent.

    L'infini est dans le fragile
    souffle d'un être endormi...

     


    17 commentaires
  •  

     

    J'étais étendu et j'avais dans mes bras

    un corps comme de la soie.

    Je lui baisai les lèvres, car le fleuve passait au-dessous.

    Alors il se moqua de mon amour.

    Ses épaules semblaient deux ailes repliées.

    Je lui baisai les épaules, car l'eau bruissait au-dessous de nous.

    Alors il pleura en sentant la brûlure de mes lèvres.

    C'était un corps si merveilleux qu'il s'évanouit entre mes bras.

    Je baisai sa trace: mes larmes l'effacèrent.

    Comme l'eau continuait à couler,

    j'y laissai tomber un poignard, une aile et une ombre.

     


    14 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires