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    Des milliers et des milliers d'années
    Ne sauraient suffire
    Pour dire La petite seconde d'éternité
    Où tu m'as embrassé
    Où je t'ai embrassèe
    Un matin dans la lumière de l'hiver
    Au parc Montsouris à Paris
    A Paris
    Sur la terre
    La terre qui est un astre.

    Prévert

     

    Belle semaine

    Baiser Rouge-Carmin


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    Une tristesse de la taille d'un oiseau.
    Un cercle net, une cavité, un siècle.
    Ce passage lent et sans bruit,
    attendant la plainte de l'obscur,
    0 toi, marbre de chair souveraine,
    ô toi splendeur transperçant les délices,
    fendant en deux la pierre renversée.
    0 sang, Ô sang, ô cette horloge qui active
    les chardons quand ils poussent, quand ils griffent
    les gorges partagées par le baiser... 

     

     

     


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    Accueil

    Ce n'est que toi, immuable,
    gracieuse, qui se donne,
    qui aujourd'hui m'appelle. Prends,
    prends la chaleur, le bonheur,
    le gouffre sombre de bouches
    scellées. Doucement
    nous vivons. Meurs, rends-toi.
    Seuls règnent les baisers:
    soleil tiède et jaune,
    riant, délicat,
    qui meurt ici, sur les bouches
    heureuses, parmi les nuages
    destructeurs, parmi les azurs
    heureux, où brillent
    les baisers, les délices
    du soir, le sommet
    de ce couchant fou,
    si tranquille, qui vibre
    et meurt. -Mort, bois
    la vie. -Embrasse. -J'embrasse.
    0 monde ainsi doré!

     

    Mon lagon bleu

    c'est "ici"

     

     

     

     

     

     


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    Reçois ce baiser sur le front!
    Et, puisque que c'est l'heure de te quitter
    Alors c'est bien haut que j'avoue
    Tu n'as pas tort, toi qui juges
    Que mes jours ont été un rêve;
    Et si l'Espoir s'est enfui
    Pendant la nuit ou pendant le jour
    Dans une vision ou dans aucune,
    Pour autant s'en est-il moins allé?
    TOUT ce que nous voyons ou paraissons
    N'est qu'un rêve dans un rêve.

     

     

     


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      Accueil
     
     
     
     

       Isaac de Benserade, poète dit “précieux” XVIIe siècle, écrivit ce blason sur la bouche des femmes. Un blason était une petite pièce en vers destinée à célébrer "blasonner" un trait frappant chez un individu, une beauté particulière chez une femme 

     

     

      merveille au doux sourire,
    Bouche au parler délicieux,
    Bouche qu’on ne saurait décrire,
    Bouche d’un tour si gracieux ;

    Bouche que tout le monde admire,
    Bouche qui n’est que pour les Dieux,
    Bouche qui dit moins que les yeux ;

    Bouche d’une si douce haleine,
    Bouche de perles toute pleine,
    Bouche enfin, sans tant biaiser,

    Bouche, la merveille des bouches,
    Bouche à donner de l’âme aux souches,
    Bouche, le dirai-je ? à baiser.

     

     

     

     

     

     

     

     

                                                                                                      


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